Bien public : pour les économistes, un bien public (plan d’une technologie, formule d’un produit chimique, description d’un nouveau procédé) est une information. A ce titre : il est communicable, à un cout qui est largement inférieur à son coût de production (coût d’un email), il peut être utilisé simultanément par un grand nombre d’individus (propriété de non rivalité) .
Cette définition exclut normalement l’appropriation d’un bien public.
La connaissance scientifique qui avait été pensée comme un bien public connaît désormais un mouvement de privatisation.
Ex: la brevetabilité du vivant et les disputes sur les OGM. 2 niveaux: impact sur la sante / l’appropriation du vivant par certians gp. Là est l’enjeu de la discussion.
Dans ce contexte de cette première mutation, on voit qu’il y a des :
- nouveaux critères de légitimité :
- pureté des savoirs versus lien à la demande
- autonomie versus utilité
- irresponsabilité sci versus valorisation sur des marchés spécifiques
IL ne faut pas croire qu’avant on était dans un paradis pour les scientifiques, alors qu’auj non. Ex pour lutte des maladies tropicales, Ross finançait ses voyages par des industriels. Rôle de l’investissement privé dans la sicence. il est trop facile de distinguer un avant et un après. Ce serait retomber dans le piège de la linéarité.
La séparation de l’évaluation et de la gestion des risques
On a un ensemble d’activité qui vont être classées comme des activités à risques.
L’emprise du risque à mettre en parallèle avec -le retrait de l’état providence, qui prenait en charge des risques traditionnels. Il y a de nouveaux risuqes (on parle de sécurité globale, qui a profité du 11 sept, du terroristes, jusqu’au virus est classé sous le label du risque). Cf, Ulrich Beck, La société du risque.
Si on se concentre juste sur le rsique sanitaire et environnemental. Il y a eu une trasnf majeure, au moins dans le discours: la séparation de l’évaluation du rsiques et de la gestion du rsiques, initié par le Red Book, 1983, plaide pour la séparation des 2 types d’activités: éval et gestion du risques. Suite à toute une décenie de création sanitaire (EPA de 1970, FIFRA de 1976, TOSCA de 1977), sous la pression de mouv env très fort aux USA. A la fin 70’, les industriels se rendent compte que la création de ces agences peut avoir un impact éco assez fort. Ils veulent mettre en procès ces agences. Il faut qu’il y est l’évaluation d’un côté et la gestion de l’autre. Le Congrès missionne un groupe d’experts qui reprend cette idée de l’éval et de la gestion. Ce sont des experts plus indépendant, qui recommande la séparation.
Risk assessment in the Federal Government: le red book de 1983.
1) Caractérisation du danger: données exp chez l’animal
2) évaluation de la relation dose-réponse:
- modèle linéaire sans seuil;
- modèle linéaire avec seuil,
- modèle de l’hormésis (Calabrese, une substance mm classé carcinogène peut avoir des effets bénéfiques à faibles doses // homéopathie)
2) évaluation de l’exposition: distribution des niveaux d’exposition
3) impact de l’exposition (court ou long terme)
C’est la procédure standard, qui va être dissémié partout.
En Fce, scandal du sang contaminé: il aurait fallu une séparation entre éval/gestion. Idem pour la vache folle. Idem pour l’amiente. Donnent lieux à la naissance des agences expertises (AFSSA (pour les aliments), AFSSAPS (pour les médicaments), AFSSET (pour l’env et le travail). Agences sous la forte dépendances des ministères. Donc pas d’éval gestion/éval.
C’est un modèle standard mais qui pose des difficultés. Il y a des questions laissées en suspend:
La question du coût des mesures de régulation: analyse cout/bénéfice. (REACH: 2 comités d’expert: un pour l’éval, l’autre pour le cout éco des recommandations d’expert sur les entreprises)
L’analyse du rsique: un discours ou une procédure?
La marchandisation du savoir a pour conséquence que les sci doivent travailler avec le secteur privé. C’est une contradition, car séparation éval/gestion. ils ne sont plus capables d’éval en toute objectivité et sans interêt des substances dangeureuses.
Comment la tranformation du sci en entrepreneurs peut avoir un effet sur la crédibilité du savoir qu’il produit.
Stratégies entrepreneuriales et probité intellectuelle: les conflits d’intérêt:
On ne peut pas être à la fois juge et parti.
Exemple: Richard Doll: le soupçon sur un épidémiologiste majeur du 20ème.
#3 Entre le marché de l’Etat, les sicences saisies par les activites.
Comment des activistes peuvent parvenir à générer de la connaissances, validée et qui générent de nouvelles hypothèses qui peuvent améliorer la recherche. Cette idée repose sur les csicnes citoyennes: vers la remise en cause de la division entre profanes et sci.
4 exemples:
les mobilisations des associations contre le sida (impure science)
épidémiologie populaire (Phil Brown)
L’épidémiologie traditionnelle étudie la distribution des maladies et les facteurs qui influencent cette distribution afin d’en expliquer l’étiologie et de fournir une base à l’action prévention.
L’épidémiologie populaire est «un processus plus large par lequel des personnes profanes rassemblent des données mais aussi collaborent avec des experts».
In Phil Brown, «Popular epidemiologue revisited».
10 niveaux de l’épidémiologie populaire
1.Observations profanes des effets sanitaires et des polluants: «an experimental knowledge»
2.Les profanes émettent, au niv ind, des suppositions et des hypo reliant effets sanitaires et exposition à des sub toxiques
3.Création d’une perspective commune parmi les riverains: une cartographie profane
4.Chercher des réponses auprès du gouvernement et de la science: le risque du déni
5.Les riverains organisés: la mobilisation collectie
6.Les pressions ménent à une étude des sci officiels
7.Les activites amènent leurs propres experts
8.Le temps des poursuites judiciaires
9.La remise en cause des études officielles
10.L’organisation de la vigilance
The circle of poison (Shapiro)
La justice environnementale
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