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| Selon WINTELBAND | Sciences Idiographiques | Sciences Nomothétiques |
| Selon DILTHEY | Sciences de l’esprit | Sciences de la nature |
| Classification actuelle | Sciences humaines et sociales (sciences de l’Homme et de la société) | Sciences (proprement dites) |
WINTELBAND : la science a-t-elle pour objectif l’établissement de lois générales ou l’étude de la singularité ?
A partir de là il dit qu’y a 2 types de sciences.
Etablissement de lois générales sur le fonctionnement de la nature. L’ambition de ces sciences est de découvrir les lois qui président l’organisation de la vie.
Exemples :
- en astronomie : Il ne s’agit pas de « décrire », il s’agit de découvrir des lois du fonctionnement de l’univers.
- la biologie : Il ne s’agit pas seulement un tableau descriptif mas établissement de lois sur l’organisation des être vivants. Comment et pourquoi les organismes évoluent ? Pourquoi les êtres vivants ne sont pas les mêmes aujourd’hui qu’à la préhistoire ?
C’est aussi le cas de la zoologie, de la botanique, de la physiologie, de la physique, de la chimie.
Ces sciences sont caractérisées par des lois générales ! Valables pour toute une population de personne. C’est quelque chose d’universelle.
Certaines sciences ne travaillent pas sur le général mais sur le particulier, l’individuel. Il y a des sciences qui ne travaillent pas sur des phénomènes qui ne se répètent pas. Ce sont les phénomènes de la vie des êtres humains. Il y a un caractère spontané des êtres humains. Ce qu’ils vont faire n’est pas quelque chose de prédéterminé. On ne peut donc pas parler de réactions stéréotypées, identiques, figées. On ne peut pas établir des lois pour la vie en société comme pour la matière. Les réponses sont multiples. Il s’agit des sciences idiographiques :
Ce ne sont pas des sciences sur des catégories. Ce sont des sciences sur des hommes qui sont différents de leur semblable.
Quand on étudie un être humain on étudie quelque chose qui n’a jamais existé et qui n’existera plus jamais.
Du coup ce type de phénomène ne peut pas être l’objet d’une définition par loi puisqu’ici on est dans la description. La description est nécessairement moins rigoureuse, moins stricte qu’une explication causale. On peut que décrier on peur rien prédire.
C’est pourquoi Abraham MOLES dit qu’y a 2 sciences :
Dans ces sciences idiographiques on trouve l’Histoire (on ne peut pas établir des lois sur une révolution par exemple). Dans l’Histoire il n’y a rien qui se répète. On est dans la science de phénomènes uniques. Des phénomènes qui ne sont pas reproductibles.
Quelques années plus tard, DILTHEY va établir une autre catégorie, non pas en fonction de l’existence ou l’inexistence de lois mais en fonction de ce dont on parle. Pour lui il y a deux domaines dans le monde scientifique :
Le terme nature est destiné a remplacé le terme de création utilisé à l’époque médiévale. C’est surtout au 18e siècle qu’on utilise le terme de nature.
Nature = cosmos, l’univers càd la matière, les êtres vivants. L’Homme en tant que sujet de la nature : la physique, la chimie, l’anatomie, etc.
L’Homme explore ce qu’il y a à l’extérieur de lui-même.
Il existe un seul être qui a une activité de réflexion sur lui-même. Une activité d’exploration et de compréhension du monde. Cet être c’est l’Homme. Les animaux ne cherchent pas à comprendre le monde.
C’est par exemple le cas de la psychologie, de l’anthropologie, etc.
Aujourd’hui on utilise une classification qui est, pour beaucoup, dangereuse.
Cette classification est d’origine américaine, et à partir de là on ne dit plus les sciences de la nature mais les sciences. Cela a un inconvénient majeur : cela suggère qu’il y a plus de crédibilité dans les disciplines comme les mathématiques, la chimie, etc. que dans des disciplines comme la psychologie et les autres sciences humaines.