Un test de psychométrie est composé d'un ensemble d'épreuves standardisées dont le but est de donner une mesure objective. On peut créer un test pour n'importe quel comportement. La situation standardisée va servir de stimulus à une réponse. La standardisation consiste à placer tous les sujets exactement dans la même situation.
Deux éléments vont être standardisés :
- la passation pour laquelle toutes les questions sont préalablement définies.
- la notation de questions sous forme de QCM est standardisée au maximum.
L'intérêt de ces situations standardisées est d'étudier les différences interindividuelles, afin de s'assurer que ces différences mises en évidence sont bien dues aux différences entre les sujets et non aux différences entre les passations. Les différences observées doivent bien être réelles entre les sujets.
Traitement des tests :
On procède à des traitements différents selon les objectifs.
- 1er niveau : C'est la situation dans laquelle l'individu est testé dans la population dont il est issu de manière à pouvoir comparer sa performance avec celle des autres placés dans la même situation.
- Les différences individuelles impliquent un étalonnage des différentes mesures
- 2ème niveau : Il permet de comparer des mesures effectuées sur des groupes de sujets soumis à des conditions expérimentales différentes manipulées par l'expérimentateur ou provenant des groupes constitués à priori.
- Dans ce cas, on peut observer des différences intergroupes
- 3ème niveau : Il consiste à chercher à appréhender des ensembles d'observations mesurés sur un grand nombre de sujets de manière à dégager des invariances comportementales d'individus.
Nous nous intéressons au 1er niveau de traitement.
Définition d'un test (Zazzo, 1992) et traitement du test :
Un test est une épreuve strictement définie dans la passation et la notation avec pour objectif de situer le sujet parmi une population elle même strictement définie ( population de référence ). Le test doit être étalonné au préalable sur la population de référence.
Premiers tests psychométriques :
Alfred Binet & Théodore Simon, en 1904, proposent une échelle suite à la demande du gouvernement et d'une commission pédagogique. Le but était de faire des classes de perfectionnement pour les élèves en difficulté, il fallait donc un test qui évalue leurs performances intellectuelles. La demande sociale à l'origine de ce test était d'évaluer les retards mentaux chez les enfants qui avaient des difficultés scolaires.
En France, cette échelle n'a pas beaucoup été utilisée.
La version définitive du test de Binet-Simon en 1911 fût passée sous le silence.
Cependant elle fût adaptée aux USA en 1916, baptisée Stanford-Binet elle connue un grand succès.
La version actuelle la plus connue et la plus utilisée est la NEMI parue en 1966 en France (Nouvelle Echelle Métrique d'Intelligence).
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