Quelques mois avant sa disparition, Carl Gustave Jung coucha sur le papier la synthèse de sa vie de psychiatre psychanalyste.
Son œuvre, focalisée sur le symbolisme, est un véritable manuel d’exploration et d’interprétation des rêves. Alors que pour Freud le rêve est la voie (ou voix) royale de l’inconscient, pour Jung le rêve constitue le matériel le plus fondamental et le plus accessible à l’exploration de la faculté de l’homme à créer des symboles. L’auteur nous rappelle que le signe est toujours moins que le concept qu’il représente alors que le symbole renvoie toujours à un contenu plus vaste que son sens immédiat et évident.
Ce qui différencie Jung des penseurs du courant analytique classique (pour ne pas dire Freudien) est l’importance qu’il attribut aux archétypes dans la vie psychique du sujet.
Il défendit l’hypothèse que si les organes constituant le corps humain sont le fruit d’une évolution phylogénétique étendue sur plusieurs siècles, alors il en est de même pour la psyché.
Il en résulterait l’existence de résidus archaïques (Freud), les archétypes pour Jung, constituant la substance de l’inconscient collectif dont la connaissance s’avérerait parfois être indispensable à l’analyse du rêve.