On porte intérêt à la capacité des enfants en ce qui concerne leur mémoire et la manière dont elle se développe. On peut par exemple utiliser le paradoxe de l’amnésie infantile.
Le développement des souvenirs (Bruce et al, 2000) :
Les souvenirs sont complets à partir de 7/8 ans. La quantité de souvenirs que l’on a en fonction de l’âge d’apparition des évènements augmente progressivement. Avant 3/4 ans il n’y a presque aucuns souvenirs. Il existe plusieures proposition expliquant l'amnésie infantile :
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Influence des premières années de la vie :
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Dans le développement cognitif
Exemple : le développement conceptuel (la mémoire sémantique)) ; développement du langage
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Dans le développement affectif
Les premières expériences participent à la construction d’identité du sujet. Elles façonnent le comportement ultérieur du sujet.
On parle du paradoxe de l’amnésie infantile : Il ne se souvient plus mais en même temps ce qui s’est passé à une influence sur le développement de l'enfant. S’il y a réellement une absence totale de mémorisation, toutes les expériences précoces ne pourraient pas avoir d’influence. Or elles en ont, c’est pourquoi on ne peut pas parler d’absence totale de mémorisation.
Pourquoi y’a-t-il si peu de souvenirs avant 3 ans ?
La théorie clinique
Freud, 1905 :
Le premier a utilisé le terme d’amnésie infantile. C’est la présence de pulsion, notamment sexuelles, qui vont être refoulées au cours de l’enfance entrainant l’absence de souvenirs des événements passés à cette période.
La théorie cognitive
Piaget, 1936 :
Durant les deux premières années de la vie l’enfant est dans le stade sensori-moteur. Il n’a pas la possibilité de se représenter mentalement les choses. Il perçoit deux types d’information : celles qu’il voit (sensori) et les actions qu’il fait (moteur). Cependant pour mémoriser les informations, il faut être capable de se les rappeler mentalement. De 18 mois à 2 ans, cette fonction symbolique va émerger, il sera capable de se représenter les choses.
Le développement neurobiologique
Le système de mémoire permet la formation de souvenirs conscients, ils vont se développer tardivement, simplement car la structure cérébrale ne serait pas fonctionnelle à la naissance. Exemple : l’ensemble des lobes frontaux impliqués dans la mémorisation de l’information vont être fonctionnels de plus en plus au cours du développement de l’enfant et augmente de façon importante entre 6 et 12 mois.
La théorie du « soi » cognitif
Howe & Courage, 1997 :
La mémoire autobiographique se développerait simultanément à la structure de connaissance. C’est elle qui organise les expériences de la vie. Le « soi cognitif » représente toutes les connaissances que le sujet apprend sur lui, sur son existence. A partir de cette structure il pourrait organiser et personnaliser les évènements qu’il va voir et auquel il va participer. Il va se reconnaitre dans le miroir.
L’influence du langage
Il ne peut pas récupérer les souvenirs qui ont eu lieu car il n’a pas accès au langage.
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Le langage est système de représentation. D’après Nelson, deux compétences émergent :
Comparer les différentes représentations du même évènement (exemple : deux sujets qui en parlent). C’est la compétence métacognitive
La capacité à attribuer à autrui des états mentaux (comment il a vécu cet évènement)
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Le langage permet les interactions sociales. Il permet à l’enfant de parler de ses souvenirs, des évènements qui ont eu lieu auparavant. L’enfant, par le biais des capacités langagières, va pouvoir avoir d’autres formulations concernant le souvenir. Le langage est un moyen d’organiser et de restructurer les connaissances liées à des évènements.
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Fivush & Hammond, 1990 : le langage est un indice de récupération.
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Rovee-collier : incompatibilité codage / récupération. Incompatibilité totale entre la façon dont se fait l’évènement et la façon dont il est récupéré en mémoire. Les femmes sont plus précoces dans l’acquisition du langage, elles ont plus de souvenirs précoces que les hommes.
La rapidité de l’oubli chez le nourrisson
Le bébé mémorise bien mais oublie très rapidement l’information :
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Difficulté à se souvenir des informations de la période de la petite-enfance
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Mais capacité de mémoriser chez les très jeunes enfants
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