I Mémoire in utéro
Deux choses que le fœtus pourrait mémoriser : la voie de la mère et l’odeur du liquide amniotique.
DeCaspar et Fifer, 1980 :
Ils ont testé la mémoire in utero chez des nouveau-nés de 12 heures. Test de la mémorisation de la voix maternelle. Indice : vitesse de succion non nutritive. Ils ont mesurer la vitesse de succion de base, puis ils ont présentés des stimuli auditifs :
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Voie de la mère lisant une histoire
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Voie d’une autre femme lisant la même histoire
Premier groupe d’enfants : ils ont fait écouter une voie particulière en fonction de la vitesse de succion, si l’enfant avait un rythme de succion supérieur à son rythme de base, on lui faisait écouter la voie de la mère qui lisait l’histoire. C’est l’enfant qui décidait de ce qu’il allait entendre. A l’inverse si son rythme était inférieur, on leur faisait écouter la voie de l’autre femme lisant la même histoire. Pour éviter qu’il y ait un biais, ils ont constitué un nouveau groupe où l’apprentissage était inversé.
Les résultats ont montrés que les enfants à leurs première heures de vie étaient capables d’avoir un rythme de succion non nutritive approprié pour écouter la voie de la mère. L’enfant a mémorisé la voie maternelle. Effet sur la seconde succion.
Est-ce qu’en douze heures de vie le bébé n’a-t-il pas été stimulé par la voie de la mère ?
DeCaspar et Spencer, 1996 :
Apprentissage in utero. Les mères enceintes lisaient chaque jour une histoire parmi trois possibilités durant les 6 dernières semaines de grossesse. Après la naissance, les auteurs ont mesurés le niveau de base puis leurs ont fait écouter l’histoire familière par la voie de la mère toujours en fonction du rythme. Dans l’autre cas, on leur fait écouter la voie de la mère lisant une autre histoire. Il n’y a pas d’apprentissage qui peut se produire dans les douze premières heures de vie. A nouveau, l’enfant est capable d’apprendre à tenir un rythme de succion approprié pour entendre l’histoire familière. Mêmes résultats avec même histoire et autre voix.
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En conclusion : le fœtus a la possibilité d’apprendre des indices acoustique et surtout il les mémorise. Mêmes résultats pour les stimulations olfactives. |
II Mémoire des objets chez les nourrissons
Bushnell, McCutcheon, Sinclair & Tweedie, 1984 :
Nourrissons de 3 semaines et 7 semaines. Utilisation du paradigme de préférence à la nouveauté. Présentation aux bébés par les mères d’une image géométrique (cercle jaune) une fois par jour pendant quinze jours : phase de familiarisation.
Durant la phase de test, l’expérimentateur présente le cercle jaune et une sélection aléatoire d’autres figures géométriques variant sur la forme et/ou la couleur.
L’objectif était de savoir si l’enfant peut mémoriser les caractéristiques formes et couleurs. On teste sa mémoire couleur, sa mémoire forme puis sa mémoire forme et couleur et enfin le même stimulus.
Les résultats montrent qu’il y a préférence à la nouveauté pour les items nouveaux et ceci pour tous les aspects du stimulus. Aucune caractéristique est mieux mémorisée qu’une autre.
Cornell, 1979 :
Nourrissons de 5-6 mois. Paradigme de préférence à la nouveauté.
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phase de familiarisation
Présentation pendant 20 secondes :
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2 formes géométriques identiques
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Puis, 2 autres formes géométriques identiques
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Puis, 2 visages humains identiques
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2ième présentation 2 jours plus tars chaque dessin à part
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Phase de reconnaissance : paire de dessins de même série (fig. géom, visage), dessin familier/dessin non familier
Résultats : mesure de la mémoire de reconnaissance :
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Préférence la nouveauté
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Mémorisation des stimuli présentés en 1ière phase à 5-6 mois.
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Conclusion « mémoire des objets » : mémoire de reconnaissance des objets développé chez les nourrissons :
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