L'émotion est un ensemble de réponses extrêmement rapides caractérisé par trois composantes physiologiques, cognitives-expérientielles et comportementales-expressives. L'émotion possède une propriété d'apparition récurrente à plus long terme sous forme de ruminations dans le cas intra-personnel et de partage social dans le cas extra-personnel.
Composantes de l'émotion :
La composante physiologique peut se traduire par un changement du rythme cardiaque, une modification des réponses électrodermales , un changement de la température du corps, une variation de la fréquence respiratoire, etc...
Chez l'homme, les réponses comportementales et expressives sont principalement focalisées sur la modification de l'expression du visage, source principale de communication, mais aussi la posture du sujet et ses gestes.
La composante cognitive-expérientielle comprend l'ensemble des processus mentaux qui apparaissent et qui se développent suite au déclenchement d'une émotion intervenant dans la perception de la situation, dans sa mémorisation et dans son traitement cognitif en mémoire.
Dans l'approche cognitive de l'émotion, l'évaluation et la tendance à l'action sont deux processus essentiels. L'individu évalue si la situation est nouvelle ou si elle s'est déjà produite au par avant, Il évalue dans quelle mesure cette situation est plaisante ou déplaisante et quel contrôle il peut avoir sur elle. La composante cognitive-expérientielle évalue la nouveauté, la valence et le contrôle que peut avoir le sujet sur la situation. L'évaluation cognitive est souvent considérée comme un processus initial au déclenchement de l'émotion.
Distinction entre émotion, humeur et tempérament
De nombreux auteurs, comme Davidson, Ekman, Frijda, Lazarus, Watson et Clark - malgrés leurs approches différentes - sont d'accord pour différencier l'émotion de l'humeur par la durée et la rapidité des réponses. Selon ces auteurs, l'émotion a une très courte durée d'apparition (quelques secondes) alors que l'humeur dure plus longtemps. Le tempérament renvoie à une prédisposition stable du sujet à émettre un style de réponses.
Davidson
Pour Davidson, les émotions se caractérisent par un pattern d'expressions faciales propre à chaque état émotionnel, toujours précédés par des événements reconnaissables. L'émotion aurait également pour propriété de moduler nos actions et de favoriser le déclenchement de réponses adaptatives.
L'humeur (l'état d'humeur) aurait pour propriété de moduler le contenu cognitif en favorisant ou en défavorisant l'accès à certain contenu. Par exemple, une humeur dépressive favorise l'accès aux souvenirs négatifs.
L'humeur aurait également pour propriétés de moduler les processus cognitifs, en influençant les réponses du sujet. Par exemple, une humeur positive va favoriser l'émergence de réponses créatives et l'établissement de liens entre des éléments éloignés.
Le tempérament concerne les différences individuelles apparaissant de manière précoce sous le contrôle de facteurs génétiques.
Ekman
Ekman définie le trouble affectif comme une prolongation à long terme d'une réponse émotionnelle (plusieurs semaines/mois). Le seuil de déclenchement d'une émotion serait selon lui influencé par un état d'humeur. L'humeur interfère avec le processus habituel de régulation émotionnelle, modifiant ainsi l'intensité des réponses, la capacité de contrôle et la rapidité de résorption de l'état émotionnel
Frijda.
Frijda se centre sur la notion d'intentionnalité pour permettre de distinguer l'humeur de l'intention. Pour lui, l'émotion se trouve obligatoirement dans une relation d'objet alors que l'humeur en est dépourvu. Il place les notions d'humeur et d'émotion sur un continuum sur lequel elles s'influencent mutuellement.
Pour lui, le tempérament renvoie à une tendance stable à faire l'évaluation des événements en accord avec certains pattern d'émotions.
Lazarus
Lazarus défend l'idée qu'une émotion survient lors de l'interruption d'un but nécessitant une réponse rapide. Il rejoint le concept d'évaluation cognitive et celui de focalisation attentionnelle permettant de générer des réponses adaptatives.
Il décrit l'humeur comme un état diffus comportant des implications existentielles dont les causes sont incertaines.
Il propose d'accepter qu'une réponse émotionnelle est le fruit de la conciliation d'un trait de personnalité et des propriétés environnementales, mettant ainsi un terme au débat entre l'approche situationnelle et celle des caractéristiques individuelles(stables).
Watson et Clark
L'humeur renvoie à la composante cognitive-expérientiel de l'émotion et se caractérise par un champ plus étendu. Ils définissent le concept de « stream of affect » comme un flot de sentiments,ou un ensemble d'états correspondant à une version atténuée de l'émotion, éprouvée de manière plus fréquentes. Le stream of affect est composé de deux facteurs que sont l'affectivité négative (negative affect) et l'affectivité positive (positive affect).
Le tempérament, selon eux, est un ensemble de dimensions héritables et observables dés la naissance.
Propriété de récurrence de l'émotion
La rumination mentale
La rumination mentale est une forme de récurrence mnésique suite à l'exposition à une situation fortement émotionnelle. C'est une réapparition involontaire et répétitive du souvenir de l'événement traumatisant. Le déclenchement de ruminations peut avoir une origine interne provenant de la répétition automatique ou externe au sujet lorsque un élément extérieur favorise le rappel. Lorsque l'apparition de rumination mentale avec une forte intensité et de manière fréquentes, on parle de ruminations intrusives.
Le partage social
Le partage sociale de l'émotion est la réévocation de l'épisode émotionnel dans un langage socialement partagé. Ce processus inter-personnel implique un niveau symbolique et un destinataire. Il prend souvent la forme d'une discussion mais peut aussi se faire sous forme écrite (poèmes, chanson) ou sous autres formes de créations artistiques.
Schéma neuroanatomique du traitement de l'émotion
Voie courte et voie longue

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Commentaires
_ la voie courte s'active quand il s'agit de réflexes par rapport à une situation connue ou quand un schéma de comportement est adapté à la situation.
_ La voie longue est empreintée quand les connaissances procédurales ne suffusent pas à répondre à la situation.
La voie longue est en quelque sorte la voie de la cognition.
voilà, ça te va ? et si quelqu'un a quelque chose à ajouter, il est le bienvenu!
serait il possible d'avoir plus de renseignements tels que : dans quelels conditions la voie courte est elle activee et pour quelles raison, idem pour la voie longuer?
pourquoi s active la lvoie courte ou la longue?
pourquoi y a t il deux voix?
merciiiiiiiiiii
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