La dépendance par rapport à une drogue se manifeste par le besoin fréquent de consommer des produits.
L'Assuétude et l'addiction sont caractérisées par le développement d’une dépendance physique par rapport à une drogue en plus de la dépendance psychologique. L'addiction (ou assuétude) est souvent associé à un syndrome de manque caractérisé par ses symptômes déplaisants , parfois dangereux et apparaissant dès la cessation régulière de la prise de dogue.
Les drogues dont une personne abuse présentent la propriété suivante :
Elles induisent une activation psychomotrice dans une fenêtre de dosage particulière, à une certaine dose produisent une impression de puissance et de contrôle.
Hypothèse de l'implication dopaminergique :
Toutes les drogues provoquant de la dépendance pourrait agir sur le même site cérébrale notamment les neurones dopaminergiques dont la stimulation est liée à une activation psychomotrice.
Trois arguments pour l’implication dopaminergique :
- 1-On donne à des rats la possibilité de s’administrer un choc électrique stimulant le système dopaminergique cérébral en appuyant sur un levier :ils le font sauf si on leur injecte un antagoniste de la dopamine ou qu’on détruise leur neurones dopaminergiques.
- 2-Toutes les substances qui provoquent de la dépendance provoquent également une augmentation du tonus dopaminergique au niveau de la libération et de la durée de vie de la dopamine dans les fentes synaptiques.
- 3-Les gens n’abusent jamais de substances qui bloquent les récepteurs dopaminergiques ou qui diminuent la quantité de dopamine à proximité des récepteurs dopaminergiques.
Pourquoi devient-on dépendant ?
Première hypothèse historique : hypothèse de la dépendance
Des symptômes physiologiques et psychologiques de sevrage apparaissent lorsque l’effet de la drogue s’estompe tel que l'anxiété, le sentiment d’insécurité , un franc malaise, etc...
Cette hypothèse n’explique pas les phénomènes de rechute.
Actuellement on considère l’assuétude comme le fruit d’une série d’étapes :
- 1-Activation d’une sensation de plaisir liée directement à la prise de la substance
- 2-Apprentissage associatif entre ce plaisir et les représentations mentales d’objets de places ou d’évènements liées à la prise de la drogue >> par voir de conditionnement classique. Assez vite, la simple présence d‘indices visuels (contextuels) suffisent à provoquer une sensation de plaisir.
- 3-Attribution d’une valence incitative saillante à des signes associés à la drogue.
Ces signes sont hautement désirés et cherchés du fait qu’ils suffisent à générer un état d’excitation. Les toxicomanes peuvent même aller jusqu’à collectionner des objets qui leur rappellent la drogue. Un certain nombre de répétitions du comportement associé à la prise de la drogue peut, peu à peu, passer d’une situation où dans laquelle l’acte de se droguer est apprécié à une situation dans laquelle cet acte est recherché, au mépris des conséquences.
Théorie de la sensibilisation incitative ou théorie du besoin et du penchant :
Cette théorie prône que lorsqu’une drogue a été prise en association avec certains éléments du contexte, ces éléments sont capables à eux seuls de déclencher l’envie de la drogue.
Selon les auteurs de cette théorie il est important de différencier le fait d’apprécier une drogue et le fait d’en avoir besoin. Le penchant pour cette drogue est définit par rapport au plaisir éprouver lors de sa consommation alors que le besoin est celui de combler un manque.
Cela commence par une première prise puis une tolérance par rapport aux effets déplaisant de la drogue ce qui le pousse à augmenter les doses pour retrouver un certain niveau de plaisir. C’est toujours par rapport à un contexte, le fait d’être en contact avec des objets qui nous rappellent la drogue, et donc qui procurent à eux seul du plaisir, que le besoin de reprendre de la drogue devient irrésistible.
Le fait d’apprécier une drogue peut être dû à l’activité des neurones opioïdergiques, tandis que le besoin pourrait résulter de l’activité de certains neurones dopaminergiques du cerveau. Lorsque les différents éléments contextuels associés à la prise d’une drogue sont rencontrés, le système dopaminergique devient actif, ce qui provoque un sentiment de besoin. Ce désir de drogue n’est pas un acte conscient, mais dérive plutôt des associations, acquises inconsciemment, qui se sont établies entre la prise de drogue et les éléments du contexte de la prise. Le système dopaminergique mésencéphalique jouerait donc un rôle dans le besoin de drogue.
L’explication du phénomènes d’assuétude par cette théorie peut être étendu à bien d’autres situations de la vie courante : activité sexuels, sport, prise alimentaire etc.
Théorie de la déshinibition :
comportement sous l’effet de drogues >> ne tien pas la route car le comportement en état d’ivresse change d’une situation à une autre pour une même personne.
Se serait peut-être une mise en marge par rapport aux comportements de la vie quotidienne par rapport aux comportements appris
Myopie alcoolique : manquement dont on peut faire preuve en matière de jugement sous l’effet de la drogue : c’est une tendance à répondre à une série limitée de signaux immédiats et proéminents, alors que les signaux plus lointains et les conséquences potentiels d’actes qui s’y rapprochent sont ignorés.
Pourquoi tout le monde n’abuse-t-il pas de drogues ?
Base génétiques
Traits de personnalités que les drogués ont en commun : prise de risques, déshinibition naturelle.
Rappel neuro-anatomique
Région du système nerveux central où il n’y a pas de barrière hémato-encéphalique :
- 1.L’hypophyse
- 2.L’aire postrema (au niveau du tronc cérébral) : pour permettre aux bus toxiques présents dans le sang de déclencher une réponse de vomissement.
- 3.La glande pinéale ou épiphyse : permet aux hormones d’agir sur cette structure et de moduler le rythme circadien des activités physiologiques
Pour les autres structures , les molécules doivent traverser la barrière hémato-encéphalique de deux manières :
- 1.Petites molécules, non ionisés donc solubles dans les graisses passent directement par la paroi des cellules endothéliales
- 2. Phénomènes de transport actif grâce à des systèmes actifs de transport : une sorte de pompe.
Moins il y a d’obstacle entre la substance et l’ensemble des cellules cibles moins il faut de quantité de cette substance pour avoir de même effet.
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