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Les névroses : définitions, historique et mécanismes

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Définitions


Les syndromes névrotiques ou névroses sont des affections mentales caractérisées par :

  • Des troubles relativement superficiels, changeants, réversibles => labilité de la pathologie, on a vraiment la notion de changement, de déplacement dans les névroses.
  • L’absence de perturbation physiologique.
  • La reconnaissance de l’aspect pathologique de ses troubles par le sujet => le sujet reconnaît qu'il est malade.
  • La persistance de la conscience de la réalité => les gens sont toujours conscients de la réalité du monde extérieur, même pendant les crises, (à la différence des psychotiques où pendant leur crise, ne se considèrent pas comme en dehors de la réalité, néanmoins, les psychotiques peuvent reprendre pied dans une réalité après les crises). Ex: si pendant la crise d'une hystérique on lui dit « allé, stop, on arrête tout », la personne est capable de se rendre compte de son état et de s'arrêter d'elle même.
  • La persistance de l’adaptation sociale. Ils sont toujours adaptés, (même si un certain nombre de névroses sont quand même reconnues comme un handicap).
  • La sensibilité aux traitements non médicamenteux comme les psychothérapies. Les psychologues sont donc au premier plan au niveau thérapeutique.


« Les névroses sont des maladies de la personnalité caractérisées par des conflits intrapsychiques qui inhibent les conduites sociales (vivre en groupe, travailler, aimer) ». Pierre Janet.

Chez les névrosés, la plainte est au départ une plainte sexuelle.

Historique

1769, le médecin écossais William Cullen dénomme « névrose » l’ensemble des maladies nerveuses (maladie des nerfs) en l’absence de fièvre ou de lésion. Les névroses sont donc, à cette époque, considérés comme étant des maladies des nerfs.

Pinel y voit des maladies à causes morales (1797).
La psychiatrie touche des gens qui sont le plus souvent dans des milieux économiquement faible, les gens pauvres. On a une véritable épidémiologie de la psychiatrie. On retrouvait la névrose chez des prostituées, chez des gouvernantes, des gens dans la domesticité. D'où l'appellation de « maladie à causes morales ». Des malades ne sont pas en hôpital psy car les familles les gardent à la maison (pour celles qui ont les moyens).

Jean-Martin Charcot va chercher des causes organiques à l'hystérie, mais il échoue. Cependant, il va s'entourer de malades hystériques, va leur faire faire des choses, des démonstrations dans des amphis (ex: il va montrer une femme ayant une paralysie faciale à des étudiants, et que sa paralysie disparaît sous l'hypnose).

Janet admet l’origine psychogène des névroses et distingue l’hystérie et la psychasthénie.

Conception psychanalytique des névroses:
Freud, emploie le premier les termes de « névrose de contrainte » (névrose obsessionnelle) en 1894 et de névrose d’angoisse en 1895. La notion de névrose comme une maladie des nerfs sans support organique avait été entériné, enfui, mais Freud va reprendre ce terme. Pour Freud, la névrovre serait véritablement évolutive.
Influencé par Charcot, Liebault et Bernheim, il emploie l’hypnose, dans un 1er temps avec Breuer pour étudier et soigner les symptômes hystériques (ex: Anna O.) et construit une première théorie psychodynamique des névroses.
Sous la suggestion d'une de ces patiente, il va commencer à laisser parler les hystériques. Il établit la méthode d'association libre et abandonne l'hypnose. Ainsi, il abandonne le statut de thaumaturge (puissance qui guérit, pouvoir médical) et se met au même niveau que le patient, sous la forme d'un échange, d'une vraie relation à deux. Cela va changer les échanges avec les malades psy, qui étaient enfermé, aliéné, personne n'avait l'idée de leur parler. → C'est donc une vrai révolution concernant la prise en charge des patients, une nouvelle façon de les considérer.

De 1895 à 1915, Freud va faire des schémas pour tenter d'expliquer les processus de la névrose. Il fait l’hypothèse de lieux psychiques distincts où siègent trois « instances », selon sa première topique :
le Conscient
le Préconscient: lieu des relations, du croisement entre nos représentations sensorielles  (visuel, olfactives, cénesthésiques) et nos représentations de mots (différent du sens des mots).
l’Inconscient: sorte de réservoir à pulsions. Les instincts que nous partageons avec les animaux (faim, soif, désir sexuel) sont psychisés, ils sont revêtus de mots dans la relation humaine. On ne va pas juste les agir, mais on va les penser, les adopter avec certains recouvert d'affects. Ces instincts, on ne les agit pas de manière brute, mais on les complexifie.

Des censures  filtrent le passage des représentations d’une instance à l’autre. Conscientes => ex: on ne dit pas qu'on a envie de qqch avec qqn, on trouve des façons détournées. Inconscientes => on veut oublier un souvenir, mais malgré soi, ce souvenir va agir, va avoir des correspondances physiques. Le symptôme va agir inconsciemment, c'est la refoulement de la pulsion qui frappe à la porte de l'inconscient. ex: pour ne pas se masturber, comme c'est interdit, on va refouler cette pulsion et elle va se manifester sous forme de symptôme; la personne va avoir une paralysie du bras => la pulsion sexuelle va être refoulée, mais agit quand même, et seule la paralysie permet d'éviter tout risque).
Mais en 1920, une deuxième topique va lui apparaître plus juste.

Son hypothèse distingue trois nouvelles instances (qui ne sont pas différenciés dans des territoires cérébraux différents, il n'y a pas de siège du moi par ex) :

  • Le Ça qui forme le pôle pulsionnel
  • Le Moi qui représente l’ensemble des intérêts de la personne, manière dont on agit dans la réalité.
  • Le Surmoi qui correspond à l’intériorisation des règles et interdits parentaux (les parents peuvent être souples, ou alors rigides). Les règles du Surmoi peuvent être extrêmement rigides, et entrer en conflit avec les désirs du sujet; ce qui peut créer des névroses, surtout de contrainte et phobiques. Beaucoup de problèmes névrotiques peuvent donc être du à l'extrême rigidité du sur-moi.


Le Moi est protégé de l’angoisse par des mécanismes de défense inconscients, en particulier, dans les névroses, le refoulement, l’annulation, le déplacement.
L'hystérie vient du conflit entre le Ça et le surmoi.


Principaux mécanismes de défense névrotiques du Moi :

Ces mécanismes sont inconscient, on ne s'en rend pas compte de leur action, à moins de faire une psychanalyse et de se rendre compte qu'à tel moment on s'est défendu. On peut aussi se connaître dans philosophie antique, hindouiste, bouddhiste (même si on n'appelle plus cela de la même manière).
.

-Le refoulement :

Consiste à rejeter et maintenir dans l’inconscient des représentations (pensées, images, souvenirs) liés à une pulsion (sexuelle le + souvent).
C'est un mécanisme de défense central, présent dans toutes les névrose, particulièrement présent dans l'hystérie. Représentation de choses (des images mentales, au sens large, elle sont visuelles, auditive, olfactive, cénesthésique) et de mots.

Exemple: Le cas Dora
Dora, 14 ans, elle ressent les émois sexuels de l'adolescence. Elle ressent un désir sexuel pour un homme proche de la famille. Elle va avoir un contact sexuel avec cet homme, qui va éveiller désir, plaisir. À ce moment là, le désir rencontre les interdit du Surmoi/surmoïque => les parents disent à la jeune fille: tu n'auras pas de rapports sexuels avant d'être marié.
Elle a intériorisé l'interdit, mais malgré l'interdit, elle ressent le désir sexuel. Comme ce désir est totalement impossible, même à ressentir; l'image mentale du contact avec cet homme va être enfouie dans l'inconscient.
À la place de cette représentation va persister l'affect, qui va être déplacé sur autre chose, en particulier sur des effets plus ou moins handicapant=> va s'interdire de dire, faire le geste.. symptôme de conversion => l'énergie sexuelle est convertie, déplacée, en qqch de symbolique => la jeune fille ne peut plus parler, le garçon est paralysé du bras... cette conversion reste inconsciente.

Ces mécanismes, entre autre le refoulement, ne sont pas seulement liés à la maladie névrotique, toute personne normale présente ces mécanismes de défense. Chez la personne « normale », ils sont très souples et très variés, on en a plusieurs catégories, et on les utilise de façon adaptée à chaque situation.
Il y a en effet des situations extrêmes dans lesquelles nous devons refouler certaines choses.
Ex: la petite fille entre dans la salle de bains et voit son père tout nu. Rien de traumatique en soi, mais va développer un symptôme. Puis va commencer à se masturber en public, dans le resto de ses parents, les parents vont voir un psy. Celui-ci arrive sans trop de mal à voir où se situe le problème, l'enfant s'exprime par le dessin. Les enfants ont une sexualité importante de 3 ans jusqu'à 5, 6 ans, puis latence (dans le refoulement), puis retour de la sexualité à l'adolescence.

Si les pères lui disent que c'est sale, la punissent, il y a un risque que cela se cristallise, frigidité future.. ce sera beaucoup plus long de revenir en arrière, beaucoup plus complexe à l'âge adulte. Il y a eu fixation sur cette manifestation. Plus le traitement psychologique est précoce, moins le petite fille a de chances de devenir frigide ou autre à l'âge adulte. Cette dynamique est assez dangereuse, car après s'installent des mauvais habitudes inconsciente.


-La régression :

Retour des modes d’expression et de comportements à un niveau ancien de satisfaction. Réutilisation de modalité ancienne. On la retrouve souvent en psychothérapie, car les patients à l'aise vont pouvoir parler de ce qu'ils ressentaient quand ils étaient petits.  La régression peut être une défense (femme qui parle avec une petite voix, comme des enfants), mais peut aussi être une défense en psychothérapie.


-L’annulation (rétroactive) :

Pensée ou comportement ayant une signification opposée à ceux qui ont déjà eu lieu, comme s’ils n’étaient jamais advenu. Plutôt dans névrose de contrainte ou névrose obsessionnelle. Manière de dénier ce qui vient de se passer, de faire comme si de rien n'était.


-Le déplacement :

Transfert d’une représentation sur une autre plus neutre. Plutôt dans les névroses phobiques. On le voit souvent,même dans normalité. On déplace une charge affective très vive sur autre chose.
Exemple: la peur du pénis comme différence, qui est aussi une envie (ambivalence) se déplace sur tout ce qui est long et mouvant, comme les rats, les souris, les serpents, les lombrics, et retournée en son contraire, donc on a la peur. Chez les garçons, envie du vagin => fantasme de retournement du pénis à l'intérieur.

L'attitude des parents est importante. Lorsque les enfants évoquent leurs désirs, leurs fantasmes, voire se masturbent, il ne s'agit pas diaboliser la sexualité  en disant: « ah c'est sale de dire/faire ça »; mais en parler clairement, leur expliquer que c'est normal de s'intéresser aux différences entre filles et garçons, qu'on peut en parler, et qu'il peut aussi en parler à qqn d'autre. Mais lui dire aussi que sa sexualité est qqch d'intime, que l'interdit fait partie des règles de vie. Préciser que le désir est personnel, et que pour l'instant il trop petit pour ça, et que la masturbation est intime, ne se fait pas en public.
Souvent, les patients phobiques ont l'idée que la sexualité était sale, et associée à l'analité. Les parents ne doivent pas dire que ce qu'il y a à l'intérieur (selles) est sale, c'est une victoire pour l'enfant d'aller sur le pot.
L'araignée est différent, notion de grouillement, relié à la notion de contamination et d'envahissement. C'est la question de l'envie et de la peur de pénétration.


-La formation réactionnelle :

Conduite manifeste inverse des affects latents. Ex: on est psychologue, on rencontre un patient hyperagressif, qui est très obséquieux, alors qu'en réalité a juste envie de vous attaquer. Permet de gérer sa propre agressivité.


-L’identification :

Assimiler un aspect, un attribut ou une propriété d’un autre et se transformer selon son mode. Consiste à prendre chez l'autre un aspect de sa personnalité et l'intégrer.
Le garçon s'identifie à son papa, la fille à sa maman. Dans le cadre d'homosexualité, on peut voir l'inverse => le petit garçon qui s'identifie à sa maman. C'est une défense mais aussi permet de grandir. C'est une défense, dans le cadre de l'homosexualité, contre sa propre masculinité.
Ex: deuil: une femme perd son mari, ne l'accepte pas, s'identifie à lui, reprend tous ses projets, mais aussi ses symptômes => devient trop rigide et unique, ne fonctionne plus vraiment.


-L’introjection :

Dérivée de l’identification, mais plus proche de l’incorporation. Mécanisme plus primitif que l'identification, que l'on retrouve plutôt dans le deuil. Au lieu de inconsciemment faire comme le mari défunt, mais d'être à peu près adapté, ce sera beaucoup plus massif, elle va imaginer que son mari est à l'intérieur d'elle, que c'est lui qui parle, prend des décisions, qu'elle a absorbé son mari, ses projets et même sa façon d'être. Façon d'être plutôt archaïque.


- L'incorporation:

Mécanisme de défense encore plus archaïque, chez le tout petit, et dans le cas spécifique de l'anthropophagie.


-L’isolation :

Détacher une image, idée ou affect de son contexte temporel ou émotionnel. Mécanisme secondaire. On va se centrer sur un détail et ne pas voir le reste.


-La projection (principalement employé dans les psychoses) :
Expulser de soi et localiser dans autrui, des sentiments, qualité ou défauts que l’on refuse comme étant siens. « c'est pas moi qui suis méchant, ce sont les autres ».


Il existe encore d'autres mécanismes, comme le clivage (percevoir un objet, une personne, sous deux facettes totalement hermétiques => pour ça, il est très bon; pour ça, il est très mauvais. Pas de tolérance, la tolérance serait d'accepter plusieurs facettes) et le déni de la réalité (ne pas voir la réalité).

Fantasmes et œdipe :

Les névroses trouvent leur point de fixation souvent dans l'enfance, dans des situations péri-traumatiques (proches du traumatisme). En 1895, Freud pense que toutes les femmes ont été réellement incestées par le père ou leur substitut.
Par la suite, il se rend compte qu'il faut faire une distinction entre le discours de la jeune femme et la réalité. Il a des fantasme de sexualité avec le père.
Il voit cela par la suite avec le mythe d'œdipe. Freud reprend le mythe d'œdipe pour expliquer la situation de l'enfant (garçons à l'époque)qui désire sa mère, et veut supprimer son père. La fille désirerait le père et voudrait éliminer la mère. On retrouve cette mythologie dans notre culture chez la plupart (existe t-elle en Chine? En Russie?), on peut appliquer tout cela en Occident. Certains, comme Levi Strauss, sont allé voir ailleurs, comme en Amazonie, et ont conclu qu'il existait aussi. De plus, chez les animaux dit supérieurs comme les primates, l'inceste n'a pas lieu, sauf d'une situation très particulière: angoisse énorme d'un jeune mâle, peut pratiquer le coït avec sa mère; comme si l'acte sexuel avait un lien avec l'angoisse.

Cette notion d'œdipe, de Surmoi (règles de notre société) et de leur transgression vont être à l'origine d'une certains nombre de troubles névrotiques. Angoisse de mort, de sexualité, interdite de transgression: contre cela , on a pas mal de défense.


Un inconscient dynamique qui s'exprime dans le rêve :


Pour Freud, l’inconscient est dynamique, il y a constamment des mécanismes de défense qui permettent de laisser sortir des désirs de l'inconscient.

Dans le rêve, les barrières sont moins fortes, dans le SP les censures tombent. Des réseaux de neurones qui bloquent les pulsions, vont les laisser passer dans certains moments de relâchement,. La mémoire agit, certains ne se rappellent pas de leur rêves, puis au fur et à mesure de la psychothérapie, vont y faire plus attention et se rappeler de ses rêves.
Le rêve a une fonction d'expliquer comment on imagine, comment on désire, pas une fonction prédictive, comme on l'a longtemps cru.
Il y a cependant, même dans le rêve, toujours une censure, liée au sujet lui-même, car c'est lui qui interprète son rêve. Et si c'est qqn d'extérieur qui interprète le rêve, il l'interprétera toujours avec un peu de lui-même. Il faut que l'individu arrive à interpréter son propre rêve, à passer au delà de la censure => le psychologue peut l'aider, pointer des omissions.

Souvent des clés résident dans le rêve, des fixations peuvent ressortir, car le travail analytique qui permet d'analyser librement permet de retrouver certains liens refoulés. Je vais remettre à jour des réseaux de neurones qui étaient refoulés.  Les cauchemar sont des représentations des conflits, qui génèrent tellement de création qu'on est obligé de se réveiller.

Le rôle du psychanalyste est de faire que la personne puisse aimer, travailler et aussi créer. Le névrosé est mal dans sa peau, et aussi mal dans sa création, la création est tellement douloureuse que la personne est dans un malaise permanent. Si on fait passer le Rorschach à des peintres, romanciers. Ces gens très créatifs sont très névrosés. La névrose n'empêche pas de créer, mais la création se fait dans la douleur. L'idée est de pouvoir continuer à créer , mais dans le plaisir. Mais c'est très rare, souvent les créateurs ont peur que l'analyse les empêche de créer. On n'a pas la réponse.


Névroses et pulsions


Par rapport au désirs, les symptômes névrotiques sont un substitut par rapport au désir. On veut faire sauter le symptôme, mais celui-ci peut être un compromis que la personne est capable de faire aujourd'hui; il faut aller de façon très progressive, sinon ce symptôme est déplacé sur autre chose. C'est pour cela que les psychothérapie sont assez lentes.

Toujours s'interroger: quel est le bénéfice du patient, par ses symptômes? Ex: les hystériques de Charcot avaient le bénéfice de faire un show, montrer leurs paralyser. Film de Charlie Chaplin: « les feux de la rampe », il a une voisine qui était danseuse, et est paralysée alors qu'elle adorait la danse. Il valait mieux qu'elle soit paralysée, pour certaines raisons, elle a trouvé un compromis. On voit que cette paralysie lui apporte qqch; elle adorait danser , mais se l'interdit, censure rigide, et cela lui apporte qqch.
Bénéfice primaires, mais aussi secondaire (le suis malade, il faut qu'on m'aide, qu'on m'entoure...)

Il permet de refouler certains contenus de pensée hors de la conscience, grâce au refoulement. Les pulsions sexuelles ainsi refoulées peuvent engendrer un conflit à cause de l’impossibilité de les écouler. Les symptômes névrotiques apparaissent comme un substitut à la satisfaction du sujet et souvent comme un compromis entre exigence pulsionnelle et censure. Les symptômes entraînent un bénéfice primaire immédiat (abaissement de la tension interne) auxquels s’ajoutent les bénéfices secondaires de la maladie (régression, maternage).


Étiopathogénie des états névrotiques


Origine multifactorielle.
Classifications comparées

CIM-10 : le concept de névrose n’est plus retenu. « Trouble névrotique » perdure encore.
DSM-IV : Idem.
Les états névrotiques recouvrent, dans la psychiatrie française classique :
-La névrose d’angoisse
-La névrose phobique
-La névrose hystérique
-La névrose obsessionnelle
-Les états anxieux névrotiques
-La dépression névrotique réactionnelle

le DSM parle de troubles somatoforme, plus de névrose hystérique.
Troubles somatoformes => des symptômes qui prennent pour objet le corps => conversion classique.

Commentaires  

 
0 #1 Laura 03-04-2012 13:25
Bonjour,

Etudiante infirmiere et participant à un exposé sur les troubles névrotiques, je me suis appuyée (entre autres) sur ce dossier (très passionnant et clair au passage) pour argumenter mes recherches sur les névroses. Toutefois, pour pouvoir vous citez dans mes références j'aurai besoin de savoir qui a écrit ce dossier. Si j'ai tout suivi, je pense savoir que vous êtes des étudiants en psychologie (de l'université de Strasbourg?).

Par ailleurs, j'ai tout de même une question par rapport au contenu. Dans la définition de la névrose un des axes est "L’absence de perturbation physiologique." qu'est ce que vous entendez par là?

Merci par avance, Laura.
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