A partir de l’approche anatomo clinique, Warrington & Taylor ne considèrent pas les troubles de la perception comme une agnosie.
L’agnosie aperceptive pour Warrington est définie comme un échec de la catégorisation perceptive (se référer au modèle de Marr, elle se passe uniquement en 3D).
Cette agnosie passe totalement inaperçue dans la vie courante. Donc le diagnostic se fait par sollicitation expérimentale, avec des tests : si le patient échoue à une série de tests conçue pour évaluer le point de vue centré sur l’objet (3D), (système des descriptions structurelles).
--> Test met en échec certaines caractéristique des objets présentés.
Voyons le processus de catégorisation perceptive, qui permet de recomposer des stimuli visuels présentés:
- sous forme dégradée ou incomplète,
- privés de leurs détails
- en fonction de l’angle de la prise de vue
L’interprétation de ce type d’agnosie selon Warrington :
Il existe deux voies d’accès à la signification d’un objet :
- 1/ La première voie traite l’objet directement à partir des caractéristiques visuelles, sensorielles. S’il y a un trouble dans le module 3D, il y a la seconde voie
- 2/ La deuxième voie: optionnelle, fonctionnelle si la première est endommagée.
Cette deuxième voie ne fonctionne plus chez les patients.
Evaluation de l’agnosie selon W, 1991: la VOSP (the visuel object and space perception battery) :
On essaie de placer le patient dans des situations très ciblées pour diagnostiquer ce type d’agnosie aperceptive.
Les sous tests peuvent être présentés à des patients avec un trouble du langage : en effet, la désignation permet de contourner des éventuels troubles du langage)
tâche de décision d’objet (désigner l’ombre qui appartient à un objet réel)
dire la silhouette
Il faut chercher quel est l’objet. On sollicite la voie.
test de vue inhabituelle; Manning, non publié
épreuve de vues ou silhouettes progressives (peut fixer exactement le seuil de reconnaissance du patient)
L’élément le plus important des agnosies apercetives: d’avoir pu arriver au postulat de cette deuxième voie de reconnaissance, car elle nous aide à connaître un peu plus de l'organisation cérébrale normal.
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