Passion Psycho

Cours de Psychologie, culture dossiers forum et blog

  • Plein écran
  • Ecran large
  • Ecran étroit
  • Agrandir le texte
  • Taille par défaut
  • Rapetisser le texte

III.Les agnosies associatives

Antécédents historiques :

Lissauer, 1989, parle pour la première fois de ce type d’agnosie. Son patient, Gottlieb L, souffre de «cécité mentale pour les images». Il voulait dire qu’il était devenu aveugle mentalement, pour la vision mentale. Il ne reconnaît plus les objets, il est atteint d’agnosie associative.

L’auteur déduit un autre type de troubles. Car lorsqu'il demande à son patient de copier des dessins, il peut les copier sans trop de difficulté, donc il n'y a pas d’agnosie aperceptive.

-> Cela veut dire qu’il y a deux sortes d’agnosies.

En 1891, Freud propose le terme «d’agnosie visuelle» (du grec a privatif Gnosis).

Définition de l’agnosie associative :

Elle dénote une détérioration des acquis concernant les connaissances liées aux objets et non une simple altération perceptive.

Remarque : l’agnosie ne touche pas qu’à la perception, mais aussi au sens.

Question centrale :

L’agnosie associative est ce une perte de mémoire (sémantique) ou un trouble de la perception visuelle ?

Posée dans les années 1960, elle a éveillé une polémique parmi les auteurs.

Teuber, 1968 définit l’agnosie associative comme une «perception normale dépossédée, d’une certaine manière, de sa signification». Donc il s’agit uniquement d’un trouble de mémoire, car il parle de «perception normale».

Damasio, 1989. Le stockage des connaissances relatives aux objets familiers se réalisent sous la forme de configurations de la co-activité des réseaux neuronaux distribués. Donc tout déficit de reconnaissance s’accompagne d’un trouble perceptif.

Concernant la co-activité : lors de la perception des objets on va stocker des fragments différents dans un premier temps. Et ensuite quand nous allons arriver à la représentation de ces différents objets en terme de configuration, il y aurait forcément une co activation des réseaux. `

Chez les patients agnosiques associatifs, il y aura forcément un aspect de la perception qui sera touché.

--> Damasio a raison.

Les lésions sont Tempo occipitales gauches (quelques cas bilatérales, au moins un cas à droite: il faut toujours rester OUVERTS).

Les éléments diagnostic :

L’échec de la reconnaissance visuelle en l’absence de déficits sensoriels élémentaires, de détérioration mentale, d’altération des processus attentionnels, de troubles aphasiques de la dénomination et de méconnaissance de l’objet présenté, mais en présence d’une reconnaissance intacte dans d’autres modalités sensorielles et d’un traitement perceptif qui est compromis mais pas détérioré.  

Diagnostic différentiel (car il est très facile de se tromper) :

Face à un patient, si on veut tester soit le langage, soit la reconnaissance de l’objet, on présente des images (donc c’est le même type). Il faut demander au patient de les dénommer. Entre l’agnosie et l’aphasie, il faut bien faire la part des choses.

Anomie : déficit aphasique qui se traduit par un grande difficulté à la dénomination de l’objet.

 

agnosie visuelle anomie
Richesse visuelle oui non
Désignation non oui
Fonction non oui
Erreurs morphologiques oui non (ou rare)
Erreurs sémantiques (on présente la photo d’une cravate, et il dit chemise) non (ne peut pas faire d’inférence catégorielle) oui (la cravate active tous les champs sémantiques du vêtement)


Critère de diagnostic: reconnaissance des objets dans d’autres modalités doit être totalement préservée. Il faut tester UNE modalité à la fois. NE PAS MELANGER LES MODALITES TACTILES.


Certains auteurs pensent que la perception est intacte chez ces patients. Mais Damasio dit qu’il est impossible de concevoir une agnosie visuelle associative, s’il n’y a pas à un certain niveau un déficit perceptif.

Le traitement perceptif chez l’agnosique associatif est endommagé.

  • 1.Reproduction servile (si on analyse la copie de ses patients, on voit qu’il y a une reproduction servile, qui ne tient pas compte de l’ensemble du dessin, c’est un dessin trait par trait) --> allongement de temps. On a le besoin d’analyser de quelle manière le patient réalise la copie.
  • 2.Amélioration de scores si le modèle à copier comporte plus de détails
  • 3.Erreurs visuelles, morphologiques (= erreurs perceptives) dans la copie du dessin par le patient, ça nous indique que la perception est sujette à des erreurs
  • 4.Influence de la complexité de la configuration (si on présente une image géométrique simple, on aura une performance pas trop endommagée, mais si on présente quelquechose qui a une configuration complexe, on voit vraiment la différence significative de la production du patient (par exemple, les êtres vivants)).
  • 5.Figures réelles et irréelles non différenciées: pas de différence en dfiifculté, donc même temps pour la copie
  • 6.TR non différentiés selon la présence ou non d’une gestalt (cohérente): avant de passer au test proprement dit, il faut être sûr que le patient peut discriminer. Dans le test où il y a une gestalt, témoins: absent plus facile. Patient: présent plus facile. Dans le test sans gestalt, pas de différence. Le patiet n’a plus la capacité de voir une gestalt (il décice élément par élément).
  • 7.Commentaires des patients «ma tête doit faire ce que mes yeux faisaient avant».


Evaluation de l’agnosie associative : (pas beaucoup de tests commercialisés car l’agnosie associative se voit d’emblée)

  • 1.Catégorisations sémantiques: on travaille avec le même objet en différents exemplaires, ou différents exemplaires de la même catégorie
  • 2.Utilisation de trois supports pour le même objet (dessin, photo, objet réel)
  • 3.Tâche de jugement (plus lourds ? plus grand ? avec une présentation très trompeuse visuellement)


Il faut éviter toute conclusion qui ne compte pas au moins 20 éléments (pour la clinique, alors que pour la recherche, c’est au moins une centaine d’éléments).

Point fondamental pour poser le diagnostic d’une agnosie visuelle associative :
Quand on fait une désignation, il faut être sure qu’il n’a pas de déficit de compréhension.

Article Cértifié

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Livres de psycho

Neuroscience

Cognitive

petites annonces - cognitive
  • Psychologie des émotions
    Confrontation et évitement Olivier Luminet Ouverture psychologique Livre en trés bon état prix neuf : 28,50 euros cèdé à 15 euros

Sociale

petites annonces - sociale
  • Les émotions
    Du normal au pathologique Stephane Rusinek Livre en parfait état, pric neuf : 9,60 beuros cèdé à 5 euros

Clinique

petites annonces - clinique
  • La Cause Freudienne. N° 60 à 66
    La Cause Freudienne N°60 : Les nouvelles utopies de la famille N°61 : Applications de la psychanalyse N°62 : Savoir y faire avec son symptôme N°63 : L'utilité publique de la psychanalyse N°64 : Freud et la jeunesse N°65 : La famille Résidu N°66 : Citoyen Symptôme Très bon état. 10 euros le livre, 50 euros le tout.

Développement

petites annonces - développement
  • L'aide mémoire du WISC-IV
    en 22 fiches Conditions d'utilisation Méthodes d'interprétation Éxamen psychopathologique Livre en parfait état Prix neuf : 28 euros cèdé à 20 euros

Psychometrie

petites annonces - psychométrie

Vends tes livres de psychologie !