Le rôle de l’hippocampe dans le stockage d’un souvenir est limité dans le temps.
Il y a un passage du relais hippocampique aux régions corticales.
- Ribot, 1882 : des patients atteints de lésions cérébrales ne se rappellent pas les souvenirs récents, mais conservent leurs souvenirs plus anciens (H.M.).
- Les patients souffrant d’une atteinte des LTM ne forment plus de nouveaux souvenirs (Amnésie antérograde; Memento, Christopher Nolan), mais leurs souvenirs anciens sont préservés (amnésie rétrograde temp. graduée).
- Les patients souffrant de lésions touchant aux lobes frontaux présentent souvent une amnésie rétrograde
- Les études chez l’animal montrent qu’il est possible d’altérer la formation et le rappel de souvenirs récents en bloquant l’hippocampe, et le rappel de souvenirs anciens en bloquant le cortex préfrontal.
- Le blocage de l’hippocampe n’a pas d’impact sur le rappel de souvenirs anciens (mais cas particulier pour la mémoire spatiale), celui du cortex préfrontal n’a pas d’impact sur le rappel des souvenirs récents.
Que faire de tout cela ? Un modèle ?
Le rôle de l’hippocampe dans le stockage d’un souvenir est limité dans le temps. Il passe ensuite dans les régions corticales (théorie standard)
Naïf: Connexions intra- et inter-corticales faiblement actives. Acquisition par répétition → Encodage: Formation de réseaux corticaux actifs durant l’acquisition → Répétition des schémas d’activation: plasticité corticale pilotée par les réseaux activés de l’hippocampe : renforce les liens entre les éléments des réseaux corticaux → Connexions corticales matures: Liens renforcés entre les réseaux corticaux et désengagement de l’hippocampe; le rappel ne dépend plus de l’hippocampe (LT).
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