La psychanalyse est née à partir de l’intérêt de Freud pour la névrose hystérique, lorsqu’il s’est mis à écouter les hystériques. Il a notamment prêté attention à la cure d’une jeune fille appelée Anna O, suivie par Breuer. Freud ira à Paris à la Salpêtrière, suivre les enseignements de Charcot sur l’hystérie. C’est en faisant un feed back entre clinique et théorie, que Freud, avec Breuer établit un lien entre les symptômes hystériques et un évènement appartement au passé de l’hystérique. Cet évènement pathogène, ou hystérogène, qui appartient à l’histoire des malades hystériques, ouvre sur une première théorie, dite théorie de la séduction. Elle repose sur l’action posthume d’expériences sexuelles vécues passivement dans l’enfance, et initiées généralement par un adulte, le père notamment.
« Nous avons trouvé au fond de l’étiologie hystérique un évènement de passivité sexuelle, une expérience subie avec indifférence ou avec un petit peu de dépit ou d’effrois ». Extraite de l’hérédité des névroses.
Cette scène originelle, vécue avant la puberté, dans l’enfance qui est désignée par Freud comme cause spécifique de l’hystérie.
Cette scène sexuelle survenue précocement, ne produit pas de réaction pathologique, elle ne deviendra traumatique que dans un second temps, une fois atteinte la maturité par le biais d’un souvenir oublié. La formation du symptôme hystérique relève d’un effet d’après coup, qui s’explique à la réactivation, à la faveur d’un incident nouveau, du souvenir infantile de cet oubli du traumatisme.
Mise en place du symptôme névrotique :

« On ne manque jamais de découvrir qu’un souvenir refoulé ne s’est transformé qu’après coup en traumatisme. La raison de cet état de chose se trouve dans l’époque tardive de la puberté, par comparaison avec le reste de l’évolution de la vie ».
Pour Freud, l’évolution de la sexualité est diphasée : le temps de la sexualité infantile, le temps de la sexualité adulte, à partir de la puberté.
Par rapport à cette expérience de séduction sexuelle, quand l’enfant le subit petit, il est passif, impuissant par rapport à l’adulte, il ne parvient pas à dire ce qui lui arrive, car il ne connaît pas le sens, la signification.
Freud donne à l’enfant une position passive de victime et faire intervenir la figure d’un adulte pervers, transgressif. Dans la figure hystérique, c’est souvent le père qui est désigné comme pervers.
Cela va alerter Freud, il dit qu’il ne croit plus à sa théorisation. Il n’est pas possible que tous les pères soient des pères qui abusent de leur enfant. Il va abandonner cette conviction d’un trauma sexuel réel dans le T1 de la sexualité infantile. Il va théoriser, et dire qu’il n’y a pas besoin d’un trauma sexuel réel, les fantasmes y suffisent. Il découvre la fonction du fantasme sexuel que produit chaque enfant dans son rapport au sexuel. Il va noter, à l’époque, « ce n’est pas forcément un événement réel, à cette époque je ne savais pas encore distinguer les fantasmes des patientes concernant ses années d’enfance de leur souvenir réels ».
D’actualité : événement réel ou imaginaire dans le discours d’un enfant. Problème // pédophilie.
C’est le constat d’une répétition et d’une systématisation des scènes de séduction par le père, dans les récits des hystériques, qui surprennent Freud et le font renoncer à sa théorie première. Quelque chose de déterminant pour avancer sur la découverte du fantasme et de sa fonction, corrélativement à la découverte du complexe d’Œdipe et de la sexualité infantile.
« Finalement la première séductrice, c’est la mère, par les soins qu’elle fait à lenfant et par l’érogéniésation du corps qui se produit dans le maternage ».
L’hystérie accompagne l’invention et la pratique de la théorie analytique.
L’apport de l’hystérie (symptôme corporel, somatique) : Il découvre à travers la parole de ces patientes un corps découpé en zones érogènes (hystérogènes). Le corps a des zones de plaisir et de souffrance propres à chacun.
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