2.1 La pensée de groupe
2.1.1 Les facteurs à l'origine de la pensée de groupe
L'objet de cette approche est la prise de décision collective. Parmis les champs d'intérêts de la psychologie sociale, il y a des situations dans lesquelles des individus ont été amenés à prendre des décisions sans disposer des outils nécessaires cet effet. Ces gens ne savaient pas si le choix qu'ils avaient fait était le bon choix ou non. Ce genre de situation peut se retrouver dans de nombreux domaines tel que le monde politique, en entreprise, ou dans tout autres groupes faces à ce genre de choix.
La pensée de groupe est une thématique atypique du point de vu de la façon dont les recherches ont été menées car aucunes expériences à proprement parlé ont été réalisées. En effet, seul des analyses de faits historiques ont été dirigées par Janis.
Janis a commencé à se poser des questions en rapport à des situations catastrophiques aux Etats Unis et en a conclu aprés coup que cela ne pouvait que mal se passer. Il s'est donc centré sur le manque de prises de déscisions.
Exemple :
_ attaque de pearl Harbor
_ baie des cochons
Pearl Harbor :
L'attaque de Pearl Harbor a causé la mort de prés de 1000 personnes, alors qu'on pouvait suposer qu'il se préparait quelque chose. Il y avait des informations disponibles et pourtant, aucunes décisions n'a été prises.
Baie des cochons :
L'attaque de la baie des cochons dont le but était le renversement de Fidel Castro a été préparée de manière collective. A postériori, on s'est rendu compte que la topographie du terrain n'avait pas été étudiée.
Irving Janis (1918-1990) avait vu que dans le cas de Pearl harbor, les informations étaient disponibles mais que les individus n'en n'ont pas tenu compte, alors que dans le cas de la baie des cochon, ils leurs manquaient des informations. Dans ces deux cas, les décisions ont été prises de manière collectives, et avec un certain nombre de caractèristiques que l'on retrouve souvent dans les situations identiques.
La façon de pensée qu'adoptent les gens lorsqu'ils recherchent l'accord des autres devient si prédominante dans un groupe cohésif que l'évaluation réaliste des autres possibilités devient secondaire.
La motivation première devient l'accord des autres membres du groupe.
Irving Janis (1918-1990) avait vu que dans le cas de Pearl harbor, les informations étaient disponibles mais que les individus n'en n'ont pas tenu compte, alors que dans le cas de la baie des cochon, ils leurs manquaient des informations. Dans ces deux cas, les décisions ont été prises de manière collectives, et avec un certain nombre de caractèristiques que l'on retrouve souvent dans les situations identiques.
La façon de pensée qu'adoptent les gens lorsqu'ils recherchent l'accord des autres devient si prédominante dans un groupe cohésif que l'évaluation réaliste des autres possibilités devient secondaire.
La motivation première devient l'accord des autres membres du groupe.
Les facteurs qui caractérisent ce groupe :
_ Forte cohésion :La perception de similitudes est un facteur de cohésion, et à cela, les statuts sociaux élevés augmentent la force de cette cohésion. La menace et aussi un facteur important de cohésion.
_ L'isolement :Les déscisions sont prises par le groupe qui est isolé de la situation réèle.
_ Le statut du leader puissant, directif et qui s'impose.
Cette dynamique spécifique fait que quand ces facteurs sont présents, le groupe va se comporter d'une certaine manière.
_ L'isolement :Les déscisions sont prises par le groupe qui est isolé de la situation réèle.
_ Le statut du leader puissant, directif et qui s'impose.
Cette dynamique spécifique fait que quand ces facteurs sont présents, le groupe va se comporter d'une certaine manière.
2.1.2 La dynamique de groupe
Janis parle de symptômes pour décrire cette pensée de groupe :
Les huits symptomes de la pensée de groupe :
_ 1. L'illusion d'invulnérabilité.
_ 2. La rationnalisation : les membres du groupe vont avoir du mal à remettre en question leurs idées. Il chercheront les raisons dont le but est de justifier les décisions prises au lieu de rechercher des idées plus pertinantes.
_ 3. La croyance à la moralité du groupe :le groupe est persuadé d'être dans le droit chemin et, est certain d'avoir conscience de la réalité. (deuxième guerre mondiale).
_ 4. La perception stéréotypé des autres :notre adversaire est souvent perçu comme moin bon et mauvais.
_5. La pression à la conformité :La façon que le groupe à de fonctionner fait qu'on ne peut pas dire certaines choses.
_ 6. L'auto-censure :les gens ne vont plus oser donner des avis différents pour éviter de blesser quelqu'un appartenant au groupe, ou par crainte.
_ 7. Le rôle du garde d'espris (ou garde du corps) :Il protège le groupe de toutes influences extérieures et de toutes remises en questions.
_ 8. L'illusion à l'unanimité :le fait que plus personnes n'osent émettre des avis différents donne l'impression que tout le monde est d'accord.
Pour revenir aux exemples de la baies des cochons et de l'attaque de Pearl Harbort dans un cas on a pas recherché d'informations, et dans l'autre on en a pas tenu compte, donc les décisions n'ont pas été prises de manières rationnelles.
2.1.3 Les solutions pour éviter l'apparition des symptomes du groupe :
_ Les gens qui ne connaissent pas ce genre de dynamique s'y font plus facilement pièger. La sensibilisation au fait que ces mécanismes existent permet de ne plus tomber dans ces pièges.
_ On peut travailler sur le leader du groupe et de permettre l'échange entre les membres du groupe. Dans ce cas, un leader « démocratique » est à convenir.
_ Le leader ne doit pas donner son avis avant les membres du groupe et le faire seulement à la fin. (ancrage).
_ L'avocat du diable aura pour fonction de systématiquement critiquer et de remettre en cause les décisions et les idées du groupe, pour répondre à la conformité et à la censure. L'avocat du diable doit être désigné par le groupe de manière à être déresponsabilisé.
_ Il est possible de subdiviser le groupe en sous-groupes et ensuite comparer tous ce qui a émergé dans chaque groupe.
_ Prévoir à l'avance un système décisionnel en deux temps :
_ on se voit pour prendre une décision
_ on se revoit pour en rediscuter
_ on peut aussi confronter le groupe à l'avis d'un expert.
2.1.4 Le point de vu actuel sur la question
Comme nous l'avons vu précédament, la thématique est atypique, il n'y a pas d'expérimentations, et toutes les recherches ont eu lieu aprés coup. Il n'y a pas d'études valides sur ces modèles. La synthèse des différentes recherches conduit à deux reflexions différentes :
_ Un mouvement qui se développe soutient les travaux de Janis et défend l'idée que pour que la pensée de groupe apparaissent, il faut qu'un certain nombre de facteurs soient présents. Un facteur est suffisant pour faire apparaître la pensée de groupe, mais plus il y a de facteurs et plus la pensée de groupe apparaît. Même si au départ, c'est l'ensemble des caractèristiques qui pousse ce mécanisme à se produire.
_ IL n'est pas nécessaire d'avoir la présence des 4 facteurs pour que la pensée de groupe apparaisse. Il n'y a pas d'études, donc cela est difficile à trancher.
Modèle de Janis (1972)
Forte cohésion
|
Conflit (menace)
|
Isolement
|
Leader puissant
|||
Pensée de groupe
Certains chercheurs remettent en cause le modèle de Janis et dévelloppent des idées sur le conformisme. Le modèle de Janis, poussé à l'extreme signifirait que la pensée de groupe peut arriver n'importe quand et que les décisions collectives sont toujours moins bonnes que les décisions prisent individuelles.
Modèle de Baron (2005)
Indentification aux membres du groupe
+
Emergence d'une norme dominante
+
Manque d'efficassité personnelle
==
Pensée de groupe
+
Emergence d'une norme dominante
+
Manque d'efficassité personnelle
==
Pensée de groupe
_ Le manque d'efficassité personnelle provient d'un manque de confiance en soit ou d'un manque de compétence. Comme les individus doutent de leurs opinions, ils s'en remettent aux autres.
Le modèle de Baron est une relecture du modèle de Janis en essayant d'être le plus près des modèles fondamentaux. Si un individu manque de confiance en lui, il sera plus influençable d'autant plus qu'il y a quelqu'un de dominant.
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