Psychotropes : substances capables d’agir sur nos fonctions psychiques et donc de les modifier.
Tous les psychotropes ont un mode d’action commun : ils modifient le fonctionnement d’un ou plusieurs systèmes de neurotransmission.
I/ Classification des psychotropes selon les effets
Classification de LEWIN (1928)
Euphorica : analgésiques et euphorisants
Phantastica : hallucinogènes
Inebrianta : enivrants
Hyptnotica : agents du sommeil
Excitentia : stimulant
Evolue en fonction des découvertes
Classification de DELAY (1957)
Pierre JANET : tonus psychologique : résultat du niveau de vigilance et de l’état de l’humeur.
DELAY fonctions psychiques divisées en :
NOO (vigilance)
THYMO (humeur)
- Leptiques : baisse (thymoleptiques par exemple baisse de l’humeur)
- ANAleptique : hausse
- DYSleptique : dysfonctionnement (pas hausse ou baisse mais ne marche pas)
Psycholeptiques : (baisse de quelque chose)
- NOOleptiques ou hypnotiques (sédatifs) : barbituriques
- THYMOleptiques ou neuroleptiques : halopéridol, chlorpromazine (not pr psychose)
- Tranquilisants ou anxiolytiques : benzodiazépine
Psychoanaleptiques : (stimulent)
- NOOanaleptiques ou stimulants de la vigilance et autres psychostimulants : amphétamine, MDMA (ecstasy), cocaïne, caféine.
- THYMOanaleptiques ou antidépresseurs : tricycliques, inhibiteur monoamine oxydase.
Psychodysleptiques : (dysfonctionnement)
- hallucinogènes : LSD, cannabis, ecstasy
- euphorisants (stupéfiants): morphine, héroïne, cocaïne
- enivrants : alcool, éther, solvant organique
Thymorégulateurs : (stabilisateur de l’humeur)
sels de lithium (not pr dépression)
Catégories d’effets et pas catégories de substances -> une même substance peut appartenir à différentes classes (ex : cocaïne).
II/ Mode d’action
1) Les hypnotiques
Barbiturique : hausse de la transmission GABAergique quand fixé sur récepteur GABAa
Benzodiazépines (anxiolitique) : à forte dose effet sédatif.
2) Les anxiolytiques
Il y a beaucoup de classes différentes mais en cours on se limite aux :
Benzodiazépines : agonistes des sites aux benzodiazépines, hausse de la transmission GABAergique (ex : Vallium).
Effets secondaires :
Amnésiants : amnésie antérograde (effet qui peut être recherché pendant des opérations)
Sédatif
Désinhibiteur (passage à l’acte qui peut être dangereux pour les populations à risque, not suicide).
Risque de dépression respiratoire
Prescrit qq mois et doit arrêter progressivement.
3) Les neuroleptiques (antipsychotiques)
Schizophrénie :
_Symptômes positifs : excès de fonctions normales (délires, hallucinations, désorganisation du discours, désorganisation du comportement)
_Symptômes négatifs : baisse de fonctions normales
- Emoussement affectif : appauvrissement de la gamme et de l’intensité d’expression des émotions
- Aboulie : baisse de la mise en œuvre d’actes distingués vers un but
- Anhédonie : perte de plaisir
_Symptômes cognitifs
C’est par hasard qu’on a trouvé un antipsychotique.
Les années 50 : un antihistaminique à des effets sur les patients psychotiques.
Neuroleptiques classiques : antagonistes D2
- effets sur les symptômes positifs (bloque la voie mésolimbique dopaminergique car hyperfonctionnement)
- mais bloque aussi la voie mésocorticale qui semble hypo fonctionner donc les symptômes négatifs augmentent
- Bloque la voie négro-striée donc le système moteur dysfonctionne + hausse prolactine.
=> effets extrapyramidaux.
=>Donc il faut un médicament qui bloque la voie mésolimbique mais pas la voie mésocorticale et sans effets sur la voie négro-striée.
Donc -> Neuroleptiques atypiques : antagonistes D2 et antagonistes 5-HT2a.
4) Les psychostimulants
Activation directe ou indirecte des systèmes monoaminergiques et en particulier du système dopaminergique.
Amphétamines : bloquent (not les transporteurs) le recaptage de DA mais aussi de NA + 5-HT. Et augmentent leur libération (utilisation des transporteurs inverses).
Conséquences : + de DA dans fente synaptique donc hausse de transmission DA directement mais aussi NA et 5-HT (pas aussi important que pour DA).
Un dérivé = Ecstasy : (NMDA : méthylène dioxyméthamphétamine) bloque surtout le recaptage 5-HT.
Cocaïne (à faible dose) : bloque recaptage DA mais aussi NA et 5-HT
Dérivé = crack : cristaux, fumé, graves troubles respiratoires + forte dépendance.
Nicotine : agoniste des récepteurs nicotiniques (sous type des récepteurs cholinergiques) augmente indirectement libération DA.
Autorécepteurs : acétylcholine peut réguler sa propre régulation (mais quand autorécepteur cela implique souvent une baisse libération NT) mais pour la nicotine : hausse de libération acétylcholine.
Hétérorécepteurs : quand nicotine se fixe augmentation de la libération de dopamine (toujours sur les éléments pré-synaptiques)
Synapse entre pré-acétylcholine t pr-DA donc quand se fixe sur les récepteurs de DA hausse de la libération dopaminergique.
Méthylxanthines (caféine) : antagonistes des récepteurs adénosinergiques : hausse indirecte de la transmission dopaminergique mais aussi sérotoninergique. Le système adénosinergique exerce une action inhibitrice sur le système dopaminergique.
=> Tous augmentent la transmission dopaminergiques mais selon des modes d’action différents.
5) Les antidépresseurs (intérêt thérapeutique)
Hausse de la concentration synaptique en 5-HT et NA (aussi DA).
1957, 1ère molécule :
- Les antidépresseurs classiques : inhibiteurs des monoamines oxydases : inhibent l’enzyme de dégradation de DA, NA et 5-HT - IMAOA.
Les antidépresseurs tricycliques : bloquent le recaptage de NA et 5-HT.
Inhibiteurs du recaptage de la 5-HT (IRSS) ex : fluoxétine (Prozac)
Inhibiteurs du recaptage de la NA (IRN)
=> Toutes les dépressions ne se traitent pas de la même façon.
Les nouveaux : ex inhibiteur du recaptage de 5-HT et NA (pas qu’une cible).
6) Les hallucinogènes
LSD (diethylamine de l’acide lysergique) : ressemble à la 5-HT, agonistes 5-HT1a et 5-HT2.
Ecstasy : inhibiteur du recaptage de la 5-HT (donc regain d’énergie, euphorie…) Drogue synthétique développée en 1912 (recherche sur un nouveau coupe-faim). Quelques heures après baisse de cette quantité de sérotonine.
Neurotoxicité : sur des cellules (morts) et sur animaux (pertes terminaisons) et sur hommes (système sérotoninergique).
Cannabis : principe actif = delta-9-tétrahydrocannabinol (THC). Agoniste des récepteurs aux cannabinoïdes : CB1 (cerveau) et CB2 (système immunitaire).
=> THC module beaucoup de systèmes de neurotransmission par une action pré-synaptique.
Endocannabinoïdes : anandamides (1992, lipide) : messager rétrograde (on à réussi à trouver substance endogène à partir de la substance exogène)
Messager rétrograde = élément post-synaptique libère anadamide et agit au niveau pré-synaptique qui module effets NT.
7) Les euphorisants
Les opiacés : opium, héroïne, morphine. Agonistes des récepteurs aux opiacés : mu (dépendance, sevrage), delta, kappa.
Analgésique puissant puisque contrôle la douleur.
Euphorie : modulation de l’activité du système dopaminergique mésolimbique (levée de l’inhibition GABAergique au niveau de l’ATV) Inhibe le GABA qui n’inhibe plus DA donc + de DA.
Cocaïne
8) L’alcool
Système GABAergique : récepteur GABAa : site de liaison pour l’alcool -> augmente la transmission GABAergique (hausse du système inhibiteur)
Système glutamatergique (système majoritaire excitateur du SNC) bloque récepteurs NMDA
Autres, par exemple certains canaux, sur système sérotoninergique
=> Ne connait pas encore toutes les cibles, interactions avec certaines membranes.
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